Série – Les grands médiums de l’Histoire : la Pythie de Delphes

final_548368e12dd033.01164519Qu’ils viennent des mythes grecs ou de l’Histoire, certains médiums sont encore particulièrement connus pour leur influence sur les arts divinatoires.

L’objectif de cette série d’articles est de s’intéresser aux portraits de personnages majeurs des arts divinatoires. Connaissez-vous vraiment leurs histoires ?

La Pythie : grande prêtresse d’Apollon

qui prononçait oracles, sentences et prophéties émanant du Dieu, dans son sanctuaire de Delphes.

La Pythie de Delphes : origines

Devineresse choisie à l’origine parmi les plus belles et chastes jeunes filles. A la suite d’un enlèvement, on les remplaça par des femmes d’âge mûr qui se relayaient pour rendre les oracles à Delphes dans le temple d’Apollon. Son nom lui vient du serpent Python, qui nichait là auparavant.

Selon la légende, Apollon aurait tué le monstrueux serpent, gardien de l’antre de la déesse Gaia, et aurait chassé celle-ci du sanctuaire pour s’y installer avec Dionysos, dieu du vin, de la fécondité et de la végétation. C’est au milieu du IIe siècle av. J.-C. que Delphes devient alors un sanctuaire où les Grecs célébraient le culte d’Apollon.

Les prêtres delphiques y développaient un rituel élaboré, autour d’une prêtresse principale appelée « Pythie ».

La Pythie, dès qu’elle entrait au service du dieu, abandonnait mari et enfants. Elle était vêtue de blanc, malgré son âge, et sa vie était régie par certaines règles sacrées.

Pour procéder au choix d’une Pythie, certaines conditions étaient de rigueur: la prétendante devait être issue d’une famille honnête et respectable et devait avoir mené une vie irréprochable.

A l’origine, il y avait une seule Pythie mais, devant l’accroissement de popularité de l’oracle et du nombre de ses consultants, il y en eut ensuite trois.

Au début, les oracles n’étaient rendus qu’une fois par an, le septième jour du mois de Bysios (février-mars), vraisemblablement lors d’une célébration commémorant l’anniversaire d’Apollon.

A partir du VIème siècle avant J.-C., comme les consultants devenaient de plus en plus nombreux, l’oracle fonctionna le septième jour de chaque mois.

Déroulement de l’Oracle

Ce sanctuaire était érigé au-dessus d’une crevasse naturelle d’où montait une vapeur froide qui produisait une sorte de délire momentané. Pour consulter l’oracle, on offrait un sacrifice afin de s’assurer la faveur des dieux, puis la prêtresse procédait à des ablutions et à des purifications, buvait de l’eau de la fontaine Kassotis, jeûnait trois jours, mâchait des feuilles de laurier avant de s’asseoir sur le siège reposant sur un trépied au-dessus de la crevasse.

Elle entrait dans une sorte de transe hystérique, et les prêtres ou prophètes qui lui servaient d’assistants recueillaient et interprétaient de manière sensée les paroles incohérentes qu’elle prononçait.

Celle-ci, invisible de tous, hypnotisée par la mastication des feuilles de laurier, l’encens et les effluves de souffre de la faille, répondait à l’aide de mots inarticulés et de cris incompréhensibles.

L’interprétation des paroles de la Pythie était alors transcrite en vers par le prophète, et c’est cette réponse écrite que le consultant emportait avec lui.

L’oracle fut rédigé en vers jusqu’à l’époque romaine. La plupart du temps, c’était une réponse obscure et ambiguë, que les fidèles interprétaient à leur convenance. Et c’est seulement lorsque le sort venait les contredire qu’ils comprenaient le vrai sens de la prophétie.

La Pythie connut son apogée entre 700 et 400 av. J.-C. L’activité de la Pythie et celle du temple cessèrent vers la fin du IVe siècle apr. J.-C., sans doute du fait de l’expansion du christianisme.

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